Paysage historique : ................................................. L'allée :
Un très vieux temple antique s'écroulant............... Fardée et peinte comme au temps des bergeries,
Sur le sommet indécis d'un mont jaune, ...............Frêle parmis les noeuds énormes de rubans,
Ainsi qu'un roi déchu, pleurant son trône,..............Elle passe, sous les ramures assombries,
Se mire, triste, au tain d'un fleuve lent.....................Dans l'allée où verdit la mosse des vieux bancs,
........................................................................................Avec mille façons et mille afféteries
Grâce endormie et regard somnolent,...................Qu'on garde d'ordinaire aux perruches chéries.
Une naïade agée, auprès d'un aulne,.....................Sa longues robe à queue est bleue, et l'éventail
Avec un brin de lierre agace un faune,....................Qu'elle froisse en ses doigts fluets aux larges bagues
Qui lui sourit, bucolique et galant.............................S'égaie en des sujets érotiques, si vagues
.........................................................................................Qu'elle sourit, tout en rêvant, à maint détail.
Sujet naïf et fade qui m'attristes,...............................- Blonde en somme. Le nez mignon avec la bouche
Dis, quel poète entre tous les artistes,....................Incarnadine, grasse et divine d'orgueil
Quel ouvrier morose t'opéra,......................................Inconscient. - D'ailleurs, plus fine que la mouche
..........................................................................................Qui ravive l'éclat un peu niais de l'oeil.
Tapisserie usée et suranée,
Factice comme un décor d'opéra,
Banale, hélas, comme ma destinée !
L'amour par terre : ..............................................................Les ingénus :
Le vent de l'autre nuit a jeté bas l'Amour.........................Les hauts talons luttaient avec les longues jupes,
Qui, dans le coin le plus mystérieux du parc,.................En sorte que, selon le terrain et le vent,
Souriait en bandant magnifiquement son arc,...............Parfois luisaient des bas de jambe, trop souvent,
Et dont l'aspect nous fit tant songer tout un jour !..........Interceptés ! - et nous aimions ce jeu de dupes.
Le vent de l'autre nuit l'a jeté bas ! Le marbre................Parfois aussi le dard d'un insecte jaloux
Ausouffle du matin tournoie, épars. C'est triste.............Inquiétait le col des belles sous les branches,
De voir le piédestal, où le nom de l'artiste......................Et c'étaient des éclairs soudains de nuques blanches,
Se lit péniblement parmi l'ombre d'un arbre,.................Et ce régal comblait nos jeunes yeux de fous.
Oh ! c'est triste de voir debout le pièdestal.....................Le soir tombait, un soir équivoque d'automne :
Tout seul ! et des pensers mélancoliques vont.............Les belles, se pendant rêveuses à nos bras,
Et viennent dans mon rêve où le chagrin profond.........Dirent alors des mots si spécieux, tout bas,
Evoque un avenir solitaire et fatal.....................................Que notre âme depuis ce temps tremble et s'étonne.
Oh ! c'est triste ! - Et toi-même, est-ce pas ?
.............................................................................[ es touchée
D'un si dolent tableau, bien que ton oeil frivole
S'amuse au papillon de pourpre et d'or qui vole
Au-dessus des débris dont l'allée est jonchée.
pour le [140] com hip hip hip houra !!!!!!!
regardé les commentaires, une très chère blogeuse nous a laissé gentiment des poèmes de Beaudelaire ou Apollinaire !!!!